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    Articles

    Auteur : Prof. Pini-Pini NSASAY

    DIFULULUKA DIA KONGO – CAPSULE 1

    Mbote bandeko, bampangi, bana beto, andugu wa penzi. Je suis heureux d’être avec vous en ce moment pour quelques réflexions sur notre pays dans une nouvelle série des capsules que j’intitule DIFULULUKA DIA KONGO en langue Tshiluba. Restez avec moi et vous allez vite savoir de quoi il s’agit.
    Je suis Pini-Pini Nsasay, docteur en sciences politiques, professeur d’universités et chercheur, auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques.
    Mais avant de commencer, permettez-moi de rendre un hommage mérité à un frère, un ami, qui vient de nous quitter. Il s’agit de Roland Lumumba Okito. J’ai connu Roland en 2022 à l’occasion du Colloque international de Kinshasa sur nos biens culturels spoliés et volés. À cette occasion nous avons eu des échanges très fructueux qui se sont poursuivis par la suite. Roland m’avait donné son numéro personnel pour que je puisse le joindre à n’importe quel moment. Et s’il arrivait qu’il ne pouvait pas décrocher, il me rappelait tout de suite après. Une fois, il m’avait reçu chez lui en compagnie du professeur Bilolo Mubabinge. Cela avait été un moment plein d’émotion pour moi car je voyais pour la première fois la maison de leur papa, notre papa à tous désormais, cette maison qui fait partie de notre histoire. Lorsque les bandits avaient vandalisé le mausolée de notre héros national, je lui avais téléphoné tout de suite pour en savoir plus. Il avait confirmé les faits, mais m’avait rassuré que la dépouille n’avait pas été touchée et qu’elle était en lieu sûr.
    Je retiens de Roland que c’était un homme très simple, abordable, consciencieux, aimable, agréable et très respectueux des autres. Merci Roland pour tout. Nous ne t’oublierons jamais.

    Je voudrais aussi rendre hommage à notre gouvernement pour la construction de la nouvelle belle université de Kananga. En tant qu’enseignant cette réalisation me réjouit. Car elle va servir à
    mieux former notre jeunesse congolaise venant de tout notre pays. En effet les universités sont des lieux où s’illustre le mieux notre unité nationale. Toutes nos universités reçoivent des étudiants de partout. À l’université de Bandundu nous avons des étudiant qui viennent du pays des Barega en Ituri. D’autres viennent de Mbandaka, de Boma, de Kananga ou de Mbuji-Mayi. Les étudiants Baluba, pour parler d’eux, constituent même un grand groupe à l’Uniband. Je leur dis à tous qu’ils doivent être fiers d’être Congolais et que Bandundu c’est chez eux. C’est pour cela que je suis très content de ce travail de notre gouvernement à Kananga.

    Et j’espère, comme beaucoup, que cela va se poursuivre et couvrir ainsi l’ensemble de notre territoire national, c’est-à-dire l’entièreté de nos 540 universités.
    Les nouvelles capsules que j’inaugure aujourd’hui vont porter essentiellement sur notre pays.

    Je les intitule Difululuka dia Kongo. De quoi s’agit-il ?

    À suivre…

                   Le Prof. Pini-Pini NSASAY nous parle :  
                      
    Difululuka Dia Kongo

    Le nouveau livre que nous propose le Prof. Pini-Pini NSASAY

    DIFULULUKA DIA KONGO – CAPSULE 2

    Mbote, moyo wenu, habari muzuri, mbolo. C’est une joie pour moi de me retrouver avec vous pour cette deuxième capsule de notre entretien intitulé Difululuka dia Kongo. Avec votre aimable bienveillance, hier j’avais commencé par rendre hommage à Roland Lumumba qui nous a quitté.
    J’ai également remercié notre gouvernement pour la construction de la toute nouvelle université de Kananga qui fait notre fierté.
    Aujourd’hui nous entrons dans le vif du sujet. Difululuka dia Kongo. Difululuka dia Kongo en langue Tshiluba veut dire renouveau, renaissance du Kongo. Quand nous parlons de renaissance du Kongo ou nouvelle naissance, cela veut dire qu’il y a déjà eu une naissance avant la présente comme celle qui arrive avec les poussins par exemple. Il faut qu’il y ait une poule née avant pour que les poussins, nouvelles poules, naissent. Autrement il ne peut avoir des poussins. C’est pareil avec toutes les espèces animales, y compris les humains. Pour le cas du Kongo, sa renaissance attendue fait appel à sa naissance antérieure. Car c’est ce Kongo antérieur qui peut donner naissance au nouveau Kongo. Quel est-il ? Quand est-il né ?
    Certains affirment que le Congo serait né en 1885 à Berlin en tant qu’État Indépendant du Congo (E.I.C.). Dans ce cas le Congo qui doit renaître devra restituer ce Congo-là, c’est-à-dire le Congo de Léopold II, roi des Belges, venu d’Allemagne. Or l’E.I.C. n’est pas congolais mais belge.
    L’E.I.C. a été constitué comme société commerciale et non comme pays. C’est donc un fait belge, réalisé dans l’intérêt des Belges. On l’a aussi appelé Congo-Belge.
    La question est de savoir comment un fait belge, d’initiative belge, peut-il devenir congolais ? Un fait belge, essentiellement belge comme l’E.I.C. ou le Congo-Belge ne peut pas se métamorphoser pour devenir congolais comme un serpent ne peut pas se métamorphoser pour devenir poussin. Le petit du serpent est un serpent. Le petit de l’E.I.C. ne peut être qu’un E.I.C.
    L’E.I.C. ne pouvait donc accoucher que l’E.I.C. En effet le Congo-Belge est son émanation. Celui- ci à son tour ne pouvait qu’accoucher d’un nouveau E.I.C., son petit-fils. Et ce nouveau E.IC. c’est notre actuelle République Démocratique du Congo (R.D.C.). En réalité l’acronyme R.D.C. est le reflet de l’E.I.IC. On peut même dire que la R.D.C. égale l’E.I.C.
    En effet, comme l’I.I.C., la R.D.C. a comme langue officielle le français. Comme l’E.I.C, la R.D.C. a comme monnaie le Franc Congolais. Comme l’E.I.C., la R.D.C. a comme drapeau, le bleu étoilé des États esclavagistes du sud des USA. Comme l’E.I.C., la R.D.C. a un régime
    politico-administratif fortement centralisé. Comme l’E.I.C. expédiait toutes les richesses congolaises en Belgique et ailleurs en Europe, y compris aux USA, la R.D.C., elle aussi, brade toutes les richesses du pays et les expédie à l’étranger. Le peuple congolais de la R.D.C. subit exactement les mêmes exactions que sous l’E.I.C. : viols massifs, vols systématiques de tout bien, génocides répétitifs, humiliations, etc. L’indépendance de la R.D.C. n’est qu’un slogan, elle est en réalité l’E.I.C. bis.
    Ainsi donc la renaissance du Congo né en 1885 est le retour visible de l’E.I.C. pour le malheur du peuple congolais. Mais ce n’est pas cela que veut le peuple. Il attend autre chose. Il attend une renaissance vraie. La renaissance qui en appelle à une naissance vraie, celle du Kongo ya Bakoko, Kongo ya bambuta, Kongo wabakambwa betwu. De quoi s’agit-Il ?

    À suivre …

    Globalisation et désenclavement de l’Afrique

                Diagnostic exogène de la crise africaine

    ARTICLE

    Prof. Pini-Pini NSASAY

    De l’avis de nombreux auteurs, la crise africaine est multidimensionnelle et touche toutes les activités importantes de la vie humaine. Il s’ensuit un immobilisme dangereux qui hypothèque la survie du peuple de ce continent. Comment expliquer une situation aussi inédite à notre époque où il est de plus en plus question de prospérité et de vie heureuse grâce à la mondialisation/globalisation qui donne à la mobilité une dimension inédite ? Pourquoi alors que les nouvelles clés ouvrent des perspectives aussi inédites au reste du monde, l’Afrique dépérit-elle ? Serait-ce un problème endogène ou une volonté mortifère exogène ? Tel est l’objet de cette étude. Avant d’aborder la problématique actuelle, en nous référant à certains témoignages historiques, nous allons démontrer ce que fut l’Afrique dans le concert des nations anciennes et le rôle qu’elle a joué pour l’avènement de la première globalisation. Cette perspective historique démontrera la pertinence de notre propos concernant la situation actuelle d’expulsion du processus de globalisation nouvelle subie par l’Afrique. Ce qui pose le problème de l’avenir du continent. Cet article se divise en deux parties. La première décrit brièvement la crise africaine. La seconde montre le processus qui a amené au blocus actuel de l’Afrique et à son extraction de la globalisation ambiante.
    Jean-Pierre Kaya (2017, p. 12-13) définit la crise africaine comme étant la crise de la personnalité africaine dont les manifestations sont la pauvreté, les maladies…

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    Croisade de l’Europe christianisée contre l’Afrique ancestrale

    Pini-Pini Nsasay

    Croisades 1  - Salon du livre Genève.jpg

    Ceci n’est pas du tout nouveau. C’est le mode opératoire des colonialistes, esclavagistes et autres chasseurs d’hommes européens en Afrique depuis le 16ème siècle. C’est pourquoi cet ouvrage essaie de répondre à la question de savoir pourquoi les Européens du pouvoir ont-ils un tel agissement vis-à-vis de leurs semblables, à savoir la négation pure et simple de leur vie ? Car l’argument de l’inhospitalité du sol européen ou bien celui de la recherche de matières premières pour les industries ou bien encore celui de l’avance technique et technologique comme justificatifs possibles sont non seulement insuffisants, mais tout simplement ridicules.
    Cet ouvrage révèle au contraire que c’est à partir du 4ème siècle que le tournant s’est opéré avec l’apparition du christianisme romain sous Constantin 1er. C’est l’apparition de l’ère vulgaire, l’ère de la destruction de l’héritage ancestral millénaire, époque du premier génocide chrétien contre les Egyptiens.

    La problématique de la tragédie congolaise est diversement interprétée. Il est souvent question d’une insécurité chronique à cause de la taille du pays et de ses richesses, mais surtout à cause de sa tradition ancestrale, mauvaise, sauvage. Il serait pourri jusqu’à l’os et il n’y aurait rien à faire. Le présent ouvrage ne partage pas ce point de vue si stigmatisant et méprisant. Il affirme au contraire que le Congo n’est pas une terre de violence pas plus que n’importe quel autre territoire du monde. Bien plus la population qui vit sur ce territoire est la première du monde à avoir vu le jour. Elle a élaboré un système de vie harmonieux, sans prison ni police, a multiplié des découvertes et des inventions dont le monde se sert comme la première tablette mathématique découverte à Ishango, datant d’au moins 20.000 ans, qui est l’ancêtre des codes barres et des tablettes numériques. Elle a donc une autre tradition que la violence. En réalité elle est victime et non instigatrice. Ce livre approfondit donc cette
    question de violences et révèle les véritables coupables, à savoir les élites dirigeantes occidentales, leurs multinationales ainsi que leurs gouvernements qui veulent isoler le Congo et toute l’Afrique pour en faire leur réserve des matières premières. Ils utilisent leurs nègres de service pour vider le continent de ses populations par des guerres incessantes, des massacres permanents, des épidémies entretenues ou des déplacements forcés.

    Car à partir de ce moment et plus encore au 11ème siècle qu’un pouvoir d’un genre nouveau s’est instauré en Europe ; pouvoir divin ne répondant que de Dieu seul que personne ne voit ni n’entend, Dieu étant en réalité le pape hissé mécaniquement au niveau divin.

    C’est l’avènement du pouvoir dit des clés du royaume, ou pouvoir de lier et de délier, la dictature papale dont le socle est l’impunité et la conséquence l’exclusion de la majorité au profit d’une petite minorité qui la soumet. C’est ledit règne du royaume des cieux.
    Ce pouvoir a profondément bouleversé le visage politique de l’Europe en y instaurant un règne de terreur inédit. La soumission ou le bucher. Règne de l’inquisition qui a duré sept siècles. Les papes ont ainsi isolé l’Europe et façonné un type d’homme nouveau, le chrétien ou l’homme soumis à la volonté papale.

    Ce pouvoir devenu dermatologique s’est étendu à la couleur de la peau des Européens, devenus “Blancs“, désormais mis-à- part et poussés au-dessus de tous les autres hommes offerts, eux, en pâture, comme ennemis de Dieu à anéantir, la terre ne leur appartenant pas. C’est donc une véritable machine de guerre que la papauté déploie et qui va à l’assaut du monde en y déversant une violence inouïe. Elle répand la croisade partout.

    C’est un éclairage nouveau sur la terrible mise-à-mort du peuple congolais en particulier. Il apporte aussi des solutions nouvelles. Ainsi, plus que lesimple refus des rites et autres pratiques du christianisme comme cela se remarque actuellement en Europe, ce livre préconise le rejet total de l’idéologie du royaume des cieux et appelle à l’autodissolution du christianisme romain pour le retour à un monde humain et harmonieux. Concernant l’avenir immédiat de l’Afrique où le christianisme s’est implanté par la confiscation des territoires des autochtones, l’ouvrage préconise que cesterritoires soient rendus à leurs propriétaires traditionnels et que les entités missions et diocèses soient supprimées. Quant à la vie politico- administrative, il propose de faire justice aux ancêtres en remettant le village,lieu traditionnel de vie, au centre du projet politique et d’opter pour l’heureux fédéralisme ancestral en suivant les grandes entités culturelles comme les Kongo, Luba, Ngala et Swahili pour l’Empire Kongo-Katiopa.

    La situation actuelle du Congo et de l’Afrique en général entre dans cette ligne de compte. C’est le cycle des croisades débuté au 4ème siècle en Egypte qui se poursuit. L’épisode actuel vécu par les populations congolaises et
    africaines est un de plus et non un cas unique, encore moins isolé.

    Les croisades persévèrent parce que les Européens, légats du pape, proclamés fils de Dieu et propriétaires de la terre entière, ayant acquis le droit sacré
    de tuer, jouissent toujours d’une totale impunité au nom de la civilisation. D’autre part le règne de Dieu envisagé n’est rien d’autre que le monde artificiel de la science. Or la caractéristique de l’artificiel est de ne rien créer, mais de supplanter le réel et de l’étouffer. Bien plus, la science conduit à l’industrie ou la production non stop des objets à partir des matières premières produites par la nature, qu’elle épuise très rapidement. Mais la demande étant toujours croissante et l’industrie devant toujours disposé de plus de matières premières, cela conduit à aller plus loin, à conquérir les territoires d’autrui, à soumettre celui-ci et à l’exploiter. D’où les massacres inouïs, les crimes massifs, les viols, les razzias et la traite des Africains, l’esclavage, la colonisation, les zoos humains, la surexploitation, le capitalisme, le néo-capitalisme et le néo-colonialisme.
    Cet ouvrage permet d’établir le lien entre la tragédie congolaise, africaine, et la prétention du christianisme romain de refaire le monde débouchant sur des massacres des peuples entiers.

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