BIENVENUE

Section : Livre
Description : La mission civilisatrice au Congo et son épopée

Prof. Pini-Pini NSASAY
La mission civilisatrice au Congo et son épopée
Présentation
Avec "La mission civilisatrice au Congo - Réduire des espaces de vie en prison et en enfer", le professeur Pini-Pini Nsasay livre un témoignage différent concernant l'histoire récente du Congo, particulièrement celle liée à la colonisation belge. Ce regard personnel s'appuie sur des récits de nombreux acteurs de ce régime si étonnant.
Le professeur Christian Coméliau juge ce témoignage important pour ceux qui veulent comprendre pourquoi ce système a suscité tant de violences et pourquoi il a laissé un héritage aussi chaotique.
Il éclaire ceux qui ressentent la nécessité de sortir des visions unilatérales et de la fausse bonne conscience. C'est une véritable entreprise de salubrité publique qui suggère une interprétation différente, troublante et bouleversante.
Ce livre a connu un succès retentissant après que l'auteur ait été renvoyé de son travail de curé de paroisse en Belgique immédiatement après sa sortie par l'évêque de Namur lui intimant l'ordre de retourner au Congo, sans qu'aucun motif n'ait été invoqué justifiant ce renvoi méprisant.
Le livre d’un prêtre congolais de Belgique qui lui vaudrait son licenciement « La mission civilisatrice au Congo »
https://www.africavenir.org/news-details/article/le-livre-dun-pretre-congolais-de- belgique-qui-lui-vaudrait-son-licenciement-la-mission-civili.html
Le livre du congolais PINI-PINI trop troublant … pour l’Église de Belgique? Les Éditions AfricAvenir /Exchange & Dialogue soutiennent les écrits de leur auteur. Au Salon du livre de Paris de mars 2013, les Éditions AfricAvenir/Exchange & Dialogue présentèrent le livre à sensation de l’Abbé Evariste PINI-PINI d’origine congolaise.

Ce curé africain prêche dans le sein du diocèse belge de Namur depuis près d’une décennie. Au mois d’Août 2013 et sans raison apparente, il se retrouve démis de ses fonctions pastorale au sein du même épiscopat.
Le livre du Evariste PINI-PINI NSASAY « La mission civilisatrice au Congo – Réduire des espaces de vie en prison et en enfer » dont le récit extrêmement troublant fait ressortir le côté obscur d’une « mission civilisatrice » est-t-il peut-être déstabilisant parce qu’un peu trop révélateur?
Le contenu de l’ouvrage hautement sollicité expose-t-il des faits coloniaux
volontairement occultés pendant des générations et qui ne devraient pas être révélés par un prêtre au service de l’Église?

.jpg)
Un livre troublant
Notre auteur l’abbé Evariste PINI-PINI NSASAY est toujours en attente d’une réponse officielle sur la décision de l’évêché du diocèse de Namur Mgr Vancottem de le relever de ses fonctions pastorales au sein de cinq paroisses du même diocèse d’ici le 31 décembre 2013.
La parution du livre choc de l’auteur « La mission civilisatrice au Congo – Réduire des espaces de vie en prison et en enfer », la décision surprenante de l’évêché et le silence parlant de celui-ci sur la question sont aux yeux de l’opinion publique des éléments qui devraient avoir un rapport.
L’abbé dit par ailleurs ne jamais avoir reçu de critique négative de la part de l’Église, au contraire.
La gravité de cette sentence de l’évêché se laisse discerner à travers le fait que celui-ci recommande au curé d’origine congolaise et exerçant en Belgique depuis 2004, de se rapprocher du diocèse de Kikwit au Congo, son diocèse d’incardination, pour envisager la poursuite de sa mission sacerdotale : est-ce ici l’expression de l’idée de la volonté d’un rapatriement ?Le livre dont le récit extrêmement troublant fait ressortir le côté obscur d’une « mission civilisatrice » est-t-il peut-être déstabilisant parce qu’il serait un peu trop révélateur?Le contenu de l’ouvrage hautement sollicité expose-t-il des faits coloniaux volontairement occultés pendant des générations et qui ne devraient pas être révélés par un prêtre au service de l’Église?
Interview
Jean-Jacques Dikongué https: //tribune2lartiste.com/evariste-pini-pini-nsasay-raconte-la-mission-civilisatrice-au-congo/
Question : Qu’est-ce qui a inspiré cette œuvre ?
Réponse : Le désarroi des jeunes congolais demandeurs d’asile rencontrés à Paris, le manque d’information visible de mes interlocuteurs Français et Belges, et le manque d’écrits rencontrés abordant la problématique de la colonisation dans cette perspective, du point de vue du sentir réel des Congolais face à ce désastre.
Question : Comment s'est-il matérialisé ?
Réponse : A la fin de l’écriture de l’ouvrage en 2011, devant le refus de plusieurs éditeurs contactés, un ami m’a conseillé de la poster sur internet. C’est alors qu’un ami qui est au Canada, l’ayant lue, m’a conseillé à son tour de contacter la Maison “Africavenir, Exchange/Dialogue“ de Douala. J’ai envoyé un bref résumé de mon écrit par mail et dès le retour du mail, Prince Kum’a Ndumbe III, le responsable de cette maison s’est montré intéressé et m’a demandé de lui envoyer tout l’ouvrage.
Il s’est dit enchanté par l’écrit et a accepté de l’éditer. Il y a eu une première mise en page réalisée par Impribeau en Belgique, mais qu’il a fallu reprendre à Douala et suivre les instructions de l’imprimerie en Allemagne. L’internet aidant, nous avons ainsi travaillé en synergie entre Douala, Vienne, Impribeau et moi pendant des mois.
C’est finalement le 09 mars 2013 que le premier exemplaire du livre est sorti de l’imprimerie. J’ai pu toucher de mes doigts le livre à Paris à la foire du livre le22 mars 2013.
Question : Dans quel contexte avez-vous rédigé ce livre ?
Réponse : C’est après mon voyage à Nkamba, ville sainte des Kimbanguistes, en septembre 2010, que j’ai opté pour la présentation actuelle du livre. Car au départ, je voulais écrire sur l’histoire des Kimbanguistes que j’idéalisais à l’époque. Mais ma visite m’a fait voir une facette des Kimbanguistes que j’ignorais. J’ai donc réorienté mon écriture en incluant la lutte de Simon Kimbangu comme une partie du livre, à côté d’autres.
Le livre a été rédigé au presbytère de Tillet, dans la commune de Sainte-Ode, en Belgique. Vu l’éloignement du lieu et étant donné la problématique abordée, il m’a fallu rechercher de la documentation principalement à travers l’internet. J’ai ainsi pu commander et lire la plupart des livres cités. Plus j’avançais dans l’écriture, plus je trouvais de la documentation et plus la voie se traçait devant moi. Je me suis fait aider par mon ami, Christian Comeliau, professeur honoraire de Genève, ayant vécu et enseigné à Kinshasa.
Il m’a aidé à préciser certaines affirmations et à mieux cadrer mon propos.
C’est aussi lui qui a écrit la préface du livre. Jean-Pierre Lahaye qui a aussi lu le livre, m’a aidé à préciser le sous-titre “Réduire les espaces de vie en prison et en enfer“
.
Question : Avez-vous quelques anecdotes à nous livrer à propos de votre livre ?
Réponse : C’est dans l’avion qui m’amenait à Kinshasa pour aller assister aux funérailles de ma mère décédée que j’ai donné le feu vert pour l’impression définitive du livre. A peine sorti, le livre a fait la une des médias en Belgique à cause de la mesure de licenciement brutal et injustifié prise par l’Évêché de Namur contre moi. Ce livre a mis plusieurs personnes à découvert, car en lisant on doit prendre position soit pour, soit contre.
Il suscite aussi bien de l’admiration chez certains, que de la colère chez d’autres. En tout cas il ne laisse personne indifférent comme l’a dit un journaliste de la RTBF, Jean-Pol Hecq. Une dame congolaise, habitant Le Grand-Duché du Luxembourg, m’a dit qu’après, elle est restée deux semaines à la maison et n’avait plus envie d’aller à la messe. Une autre dame congolaise, du Grand-Duché également, m’a dit qu’elle ne voulait plus aller au travail. Un Monsieur, belge, de Namur, m’a dit qu’il s’est fâché contre moi, a arrêté de lire, mais n’a pas pu dormir cette nuit et a repris la lecture au matin.
Lors de la présentation du livre à Bastogne, il y a eu deux camps opposés, certains Africains qui enrichissaient le livre par des exemples multiples et quelques belges qui voulaient défendre la colonisation ; je me suis même tu pour les laisser parler avant de recadrer le débat. A Bruxelles, le débat a été interne à la communauté congolaise. Sur le net, il ne se passe pas un jour sans que quelqu’un me sollicite sur le livre, surtout ceux qui cherchent à l’acquérir.
![]() | ![]() | ![]() |
|---|---|---|
![]() | ![]() | ![]() |
![]() | ![]() | ![]() |
![]() |









